Souffles
Verre · 2015 405 vues
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Caractéristiques
- Catégorie
- Sculpture
- Médium
- Verre
- Dimensions
- 76,2 × 76,2 cm
- Année
- 2015
- Édition
- Pièce unique
- Encadrée
- Non
- Signée
- Oui
Travaillant depuis longtemps sur la notion de limite, Gabriel Feracci a choisi ici la confrontation directe entre corps et matériau. Durant ce laps de temps très court le verre encore chaud et malléable devient le réceptacle de ces deux énergies, celle du souffleur qui lui a donné vie de l’intérieur et celle de l’artiste qui de l’extérieur, par le coup qu’il porte, lui donne sa forme. Dans ces oeuvres, il s’agit moins d’attirer l’attention sur l’aspect spectaculaire du poing de l’artiste qui vient frapper le verre encore brûlant que de faire en sorte que ce moment soit perçu comme étant plus important que l’action. Le verre devient un véritable lieu d’échange où se joue un moment de partage et de création. Le verre qui a la forme d’une sphère à la sortit du four, se retrouve quelques fractions de seconde plus tard marqué par l’empreinte du poing, l’artiste peut se brûler ou se blesser au bras si le verre se brise. Gabriel Feracci utilise la maîtrise de son corps acquise par sa pratique des arts martiaux. Les oeuvres de la série «Souffles» font aussi référence à l’énergie du corps qui crée la forme, à celle des souffleurs de verre qui injecte leur souffle dans le verre, à celle de l’artiste qui à l’extérieur libère son énergie. Ces oeuvres constituent un peu plus qu’une métaphore des dangers auxquels les hommes aujourd’hui sont confrontés.
Gabriel Feracci is particularly interested in what we can call the critical threshold, a kind of special state, a precise moment, somewhere between tension and balance. This artistic practice allows some situations on the edge to be upgraded and shown off. The artist aims to reach the threshold and breach’s tender spots, by using unexpected material usually not made for this kind of handling. The main purpose of this artistic work is to draw audience into some deep straight feeling. Only the danger’s impendence is able to reach this thrill. On that behalf, this artwork is obviously playing on the edge tirelessly looking for its own limits. Whatever the emotion has its origins in technical, physical or mental effects, this limit is the one dimensional array of it. It’s also dreadfully risky. However, the potential and permanent danger must only be felt and not met.







