Kurt²
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Caractéristiques
- Catégorie
- Art numérique
- Dimensions
- 101,6 × 101,6 cm
- Année
- 2016
- Édition
- Pièce unique
- Encadrée
- Non
- Signée
- Oui
La série Angels² s’intéresse aux génies de la littérature, du cinéma, de la musique, de la mode... qui sous la pression, ou parce que la célébrité n’a pu combler certaines failles, ont succombé au suicide ou aux abus divers qui ont provoqué leur mort. Chaque portrait, rencontre des catrinas mexicaines et des photographies post-mortem de l’ère victorienne, mesure un mètre carré, et est composé de 10 000 visages de ces génies lorsqu’ils étaient enfant. Parce que la célébrité tue l’innocence, sur ces oeuvres se mêlent l’image commerciale médiatique connue de tous, l’enfance innocente oubliée, et la mort, parfois elle-même étape d’un ultime plan marketing. Portrait de Kurt Cobain composé de 10 000 visages d'elle enfant, avant que l'innocence ne s'efface...
Photographe et plasticien, par mon travail je cherche à questionner sur l’identité, la célébrité, les apparences, et la place du réel dans un monde où l’image et le marketing sont rois, même après la mort. Je puise ma matière première dans des fragments de la vie réelle, visages, couvertures de magazines, films, images provenant d’internet, que je projette sur un mur de mon atelier, et que je photographie sous divers angles afin symboliquement d’en capter l’énergie à la façon des voleurs d’âmes. Imparfaits comme l’humain, déformés selon l’angle de prise de vue, plus ou moins intenses selon l’exposition, j’utilise ces centaines de clichés que j’appelle mes «fantômes mélancoliques», comme autant de pixels que j’assemble en mosaique pour recréer l’image finale, généralement inspirée d’oeuvres et symboles mythiques et médiatiques. Par ce biais imposant une double lecture, j’invite le «lecteur» au mouvement et à l’introspection. Si l’image globale et superficielle s’observe à distance comme on survole parfois sa propre vie, le sens profond se conçoit au fur et à mesure qu’on s’y attarde, que l’on s’en approche, jusqu’à «toucher» la vérité. Chaque oeuvre peut ainsi se concevoir comme une mise en lumière de la dualité de l’humain, entre image et réalité, entre consomation passive et quête de la vérité.







