Kong²
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Caractéristiques
- Catégorie
- Art numérique
- Dimensions
- 101,6 × 101,6 cm
- Année
- 2015
- Édition
- Pièce unique
- Encadrée
- Non
- Signée
- Oui
"Le monstre est un phénomène qui va à l’encontre de la généralité des cas mais non pas à l'encontre de la nature envisagée dans sa totalité." (Aristote). De tous temps les monstres ont hanté l'imaginaire humain. Expression à la fois de la fascination et du rejet de ce qui est différent de nous. Les montages issus de la série Monsters rendent hommage aux monstres devenus mythiques au cinéma. A l'heure des remakes, suites et préquels à répétition, une remise en lumière des premières incarnations de monstres mythiques, semblant sortir de leur pellicule comme pour nous rappeler qu'ils furent les premiers. Parce que le monde a besoin de pionniers qui feront avancer les mentalités, que ceux qui se battent au quotidien en assumant ce qu'ils sont n'oublient jamais qu'il n'est de monstre que dans l'esprit des étroits d'esprits.
Photographe et plasticien, par mon travail je cherche à questionner sur l’identité, la célébrité, les apparences, et la place du réel dans un monde où l’image et le marketing sont rois, même après la mort. Je puise ma matière première dans des fragments de la vie réelle, visages, couvertures de magazines, films, images provenant d’internet, que je projette sur un mur de mon atelier, et que je photographie sous divers angles afin symboliquement d’en capter l’énergie à la façon des voleurs d’âmes. Imparfaits comme l’humain, déformés selon l’angle de prise de vue, plus ou moins intenses selon l’exposition, j’utilise ces centaines de clichés que j’appelle mes «fantômes mélancoliques», comme autant de pixels que j’assemble en mosaique pour recréer l’image finale, généralement inspirée d’oeuvres et symboles mythiques et médiatiques. Par ce biais imposant une double lecture, j’invite le «lecteur» au mouvement et à l’introspection. Si l’image globale et superficielle s’observe à distance comme on survole parfois sa propre vie, le sens profond se conçoit au fur et à mesure qu’on s’y attarde, que l’on s’en approche, jusqu’à «toucher» la vérité. Chaque oeuvre peut ainsi se concevoir comme une mise en lumière de la dualité de l’humain, entre image et réalité, entre consomation passive et quête de la vérité.







